CSST - Service du répertoire toxicologique [Page d'accueil] [Lexique] [Produits]
Toutes les informations disponibles sont affichées. Seules les informations de base sont affichées.

Peroxyde d'hydrogène

Numéro CAS : 7722-84-1


Identification



Numéro UN : UN2015

Formule moléculaire brute : H2O2

Principaux synonymes

Noms français :
  • Peroxyde d'hydrogène
  • Eau oxygénée
  • Peroxyde d'hydrogène
Noms anglais :
  • Hydrogen peroxide
  • Hydrogen Dioxide

Utilisation et sources d'émission 1 2 3 4 5

Le peroxyde d'hydrogène à 100% n'est pas disponible commercialement; c'est un puissant oxydant très réactif.

Ses propriétés sont toutefois mises en application dans la préparation d'une vaste gamme de solutions aqueuses utilisées comme:

  • Agent de blanchiment (industries des pâtes et papier, textiles, bois, industrie alimentaire, industrie pharmaceutique et des cosmétiques, dentisterie)
  • Fabrication de produits chimiques (peroxyde, matières plastiques, caoutchouc, cellulose)
  • Désinfectant et antiseptique (industrie alimentaire et pharmaceutique)
  • Agent de nettoyage (matériel électronique, minerai d'or)
  • Agent de traitement des eaux usées résidentielles et industrielles
  • Agent neutralisant dans la distillation du vin
  • Propulseur pour avions et fusées

Les solutions aqueuses de peroxyde d'hydrogène sont généralement commercialisées jusqu'à 70%. Les solutions de plus de 70% sont utilisées dans des applications spécifiques comme la synthèse de peroxydes organiques et caprolactone de même que quelques applications militaires. Les solutions les moins concentrées (3-6%) sont obtenues par dilution des plus concentrées comme celle à 35%.

Il existe plusieurs qualités techniques pour les solutions commerciales :

  • Qualité alimentaire (30-50%)
  • Qualité électronique (la solution de 30% doit être très pure)
  • Qualité cosmétique (35, 50 et 70% qui contiennent une plus forte proportion de stabilisants selon les besoins du fabricant)

Hygiène et sécurité

  Propriétés physiques 6Mise à jour : 2011-09-16
État physique : Liquide
Masse moléculaire : 34,02
Densité : 1,4425 g/ml à 25°C   
Solubilité dans l'eau : Miscible 
Densité de vapeur (air=1) : 1,17   
Point de fusion : -0,41 °C
Point d'ébullition : 150,2 °C
Facteur de conversion (ppm->mg/m³) : 1,39

Inflammabilité et explosibilité Mise à jour : 2000-03-31

Inflammabilité
Ce produit est inflammable dans les conditions suivantes:
Peut s'enflammer au contact de substances organiques.

Informations supplémentaires: Peut s'enflammer au contact de substances facilement oxydables.

Explosibilité
Peut exploser au contact des substances organiques.

Informations supplémentaires: Les vapeurs concentrées à plus de 40% peuvent se décomposer explosivement.

Techniques et moyens d'extinction Mise à jour : 2000-03-31

Moyens d'extinction
eau pulvérisée

Informations supplémentaires: Ne pas utiliser de jets d'eau. Ne pas utiliser d'agents chimiques secs; ils peuvent accélérer le processus de décomposition du peroxyde.

Techniques spéciales
Porter un appareil respiratoire autonome muni d'un masque facial complet et des vêtements protecteurs. Retirer les contenants de la zone d'incendie s'il n'y a aucun danger. Refroidir les contenants exposés avec de l'eau, même après l'extinction du feu. Combattre l'incendie en se tenant le plus loin possible.

Produits de combustion Mise à jour : 2000-03-31

Sans objet

  Échantillonnage et surveillance biologique  7Mise à jour : 2000-01-11

Échantillonnage des contaminants de l'air

Présentement, l'IRSST n'a pas de méthode d'analyse pour ce contaminant.
L'IRSST recommande la méthode ID126SG de OSHA.

Pour obtenir la description de cette méthode, consulter le «Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail» ou le site Web de l'IRSST à l'adresse suivante:

http://www.irsst.qc.ca/-RSST7722-84-1.html

Des tubes colorimétriques spécifiques pour le peroxyde d'hydrogène peuvent être utilisés pour une évaluation rapide du niveau d'exposition.

Prévention

Mesures de protection 8Mise à jour : 2002-03-12

La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque des mesures d'ingénierie et les modifications de méthode de travail ne suffisent pas à réduire l'exposition à cette substance, le port d'équipement de protection individuelle peut s'avérer nécessaire. Ces équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.

Voies respiratoires
Porter un appareil de protection respiratoire si la concentration dans le milieu de travail est supérieure à la VEMP (1ppm ou 1,4 mg/m³).

Peau
Porter un appareil de protection de la peau. La sélection d'un équipement de protection de la peau dépend de la nature du travail à effectuer.

Yeux
Porter un appareil de protection des yeux s'il y a risque d'éclaboussures. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.

 

 

  Équipements de protection  9 10 11Mise à jour : 2002-03-12

Équipements de protection des voies respiratoires

Les équipements de protection respiratoire doivent être choisis, ajustés, entretenus et inspectés conformément à la réglementation.
NIOSH recommande les appareils de protection respiratoire suivants selon les concentrations dans l'air :

  • Entrée (planifiée ou d'urgence) dans une zone où la concentration est inconnue ou en situation de DIVS.
    • Tout appareil de protection respiratoire autonome muni d'un masque complet fonctionnant à la demande ou tout autre fonctionnant à surpression (pression positive).
    • Tout appareil de protection respiratoire à approvisionnement d'air muni d'un masque complet fonctionnant à la demande ou tout autre fonctionnant à surpression (pression positive) accompagné d'un appareil de protection respiratoire autonome auxiliaire fonctionnant à la demande ou de tout autre appareil fonctionnant à surpression (pression positive).

  • Évacuation d'urgence
    • Tout appareil de protection respiratoire à épuration d'air, muni d'un masque complet (masque à gaz), à boîtier assurant une protection contre le contaminant concerné, fixé au niveau du menton, ou porté à la ceinture ou à un harnais, devant ou derrière l'utilisateur.
    • Tout appareil de protection respiratoire autonome approprié pour l'évacuation.

  • Jusqu'à 10 ppm
    • Tout appareil de protection respiratoire à approvisionnement d'air.
      • Substance ayant été signalée comme pouvant causer de l'irritation ou des dommages aux yeux; une protection des yeux est suggérée.

  • Jusqu'à 25 ppm
    • Tout appareil de protection respiratoire à approvisionnement d'air fonctionnant à débit continu.
      • Substance ayant été signalée comme pouvant causer de l'irritation ou des dommages aux yeux; une protection des yeux est suggérée.

  • Jusqu'à 50 ppm
    • Tout appareil de protection respiratoire autonome muni d'un masque complet.
    • Tout appareil de protection respiratoire à approvisionnement d'air muni d'un masque complet.

  • Jusqu'à 75 ppm
    • Tout appareil de protection respiratoire à approvisionnement d'air muni d'un masque complet fonctionnant à la demande ou tout autre fonctionnant à surpression (pression positive).

Équipements de protection des yeux et de la peau

Peau
Les équipements de protection de la peau doivent être conformes à la réglementation.

        Les gants suivants sont recommandés:

  • caoutchouc naturel
  • caoutchouc de butyle 
  • alcool de polyvinyle (PVAL)
  • caoutchouc de nitrile
  • caoutchouc de néoprène
  • polyéthylène
  • polyéthylène chloré
  • chlorure de polyvinyle
  • polyéthylène/alcool de vinyle et d'éthylène/polyéthylène (PE/EVAL/PE)
  • viton®

Yeux
Les équipements de protection des yeux et de la figure doivent être conformes à la réglementation.

        Les protecteurs oculaires suivants sont recommandés:

  • des lunettes étanches à coques ou des lunettes étanches à monture sont recommandées lorsqu'il y a des éclaboussures possibles avec le liquide.
  • une visière (écran facial) peut être aussi recommandée lorsqu'il y a des éclaboussures possibles avec le liquide (par exemple lorsqu'il y a port de lunettes correctrices).

Réactivité 12 13Mise à jour : 2000-03-30

Stabilité
Le peroxyde d'hydrogène pur est relativement stable. Sa stabilité dépend de différents facteurs: la présence de catalyseurs, le pH, la température.

Incompatibilité
Conserver dans un contenant clos, le produit se décompose lentement à la temperature ambiante; il s'en suit un accroissement de la pression à l'intérieur du contenant et un risque d'explosion. En présence d'impuretés, le peroxyde d'hydrogène se décompose violemment en oxygène et eau; la décomposition est accélérée par une augmentation de la température.
Le peroxyde d'hydrogène est un oxydant puissant. Il réagit de façon violente (combustion spontanée, explosion) avec les matières organiques ou facilement oxydables, avec les matières combustibles (bois, papier, huile et graisse) et les agents réducteurs et la majorité des métaux.

Produits de décomposition
Oxygène, eau.

  Autres données sur la réactivité  1 12 13Mise à jour : 2000-03-30

Au contact de métaux comme le fer, le bronze, le cuivre, le chrome, le zinc, le manganèse, l'aluminium et l'argent et autres catalytiques métaux  et leurs sels, le produit se décompose rapidement en libérant de l'oxygène, spécialement en milieu basique (pH 7 ou plus).

Il attaque également certains caoutchoucs, matières plastiques et revêtements.

Manipulation Mise à jour : 2012-05-16

  • Conserver dans les locaux de travail (séparés des aires d'entreposage) des quantités relativement faibles de produit et, de toute manière, ne dépassant pas celles nécessaires au travail d'une journée.
  • Éviter tout contact avec la peau et les yeux.
  • Ce produit est corrosif : éviter le port de verres de contact lors de la manipulation du produit.
  • Ce produit est un oxydant fort, il doit être manipulé à l'abri des matières combustibles ou facilement oxydables.
  • Ce produit doit être manipulé par du personnel qualifié seulement.
  • Ce produit est dangereusement réactif, manipuler et ouvrir le récipient avec prudence.
  • Les vêtements contaminés doivent être enlevés immédiatement et lavés avant d'être portés à nouveau. Éviter tout contact avec la peau.
  • Ventiler adéquatement sinon porter un appareil respiratoire approprié.
  • Ne pas manger ni boire durant l'utilisation. Maintenir une bonne hygiène personnelle après la manipulation de ce produit.
  • Conformément aux articles 75 et 76 du RSST, ce produit est corrosif : s'il est manipulé ou transvasé régulièrement ou fréquemment, des douches oculaires ou des douches de secours conformes doivent être mises à la disposition des travailleurs, et être situées aux environs du poste de travail.

Entreposage Mise à jour : 2012-05-16

  • Si l'entreposage s'effectue avec d'autres substances dangereuses, se référer aux normes d'entreposage et au tableau de ségrégation du CNPI.
  • Les substances réagissant avec l'eau doivent être entreposées dans des récipients fermés à l'écart des sources d'humidité et à l'écart des tuyaux pouvant suinter ou dégoutter.
  • Entreposer à l'écart des matières corrosives avec lesquels elles peuvent réagir de façon explosive, à l'écart des poudres métalliques, à l'écart des matières organiques, et à l'écart de toute matière facilement oxydable y compris les surfaces de bois.
  • Les récipients doivent être tenus fermés, porter une identification claire de leur contenu et entreposés dans des lieux frais et secs.
  • Conserver dans un endroit avec sol cimenté résistant à la corrosion.

Fuites Mise à jour : 2000-03-29

En cas de fuite ou de déversement, contenir la fuite si on peut le faire sans risque. Éliminer du site toute source d'ignition et ventiler. Endiguer avec de la terre, du sable ou une matière inerte. Empêcher l'infiltration dans les cours d'eau, les égouts et les endroits confinés.

Petit déversement : Diluer avec de l'eau. Garder la dilution dans un endroit spécifique.
Déversement majeur : Ramasser le produit en utilisant une pompe appropriée. Mettre dans un contenant fermé et bien identifié.

Déchets Mise à jour : 2000-03-29

  • Nettoyer à grande eau les lieux du déversement.
  • Ne pas déverser les résidus dans les égouts et ne pas jeter aux ordures les absorbants contaminés.
  • Disposer selon les règlements municipaux, provinciaux et fédéraux.

Propriétés toxicologiques

Absorption 3 14Mise à jour : 2000-07-13

Le peroxyde d'hydrogène est absorbé par la peau et les voies digestives.

  Toxicocinétique  3 14 15 16 17 18 19 20 21 22Mise à jour : 2000-07-13

Absorption

  • Lorsque le peroxyde d'hydrogène est appliqué sur la peau, une quantité importante pénètre à travers l'épiderme et les membranes muqueuses et se décompose en oxygène et en eau dans les tissus sous-jacents. lI est donc difficile d'avoir des informations sur la vitesse d'absorption du peroxyde d'hydrogène exogène. La formation d'oxygène gazeux cause des microembolies (1 ml d'une solution aqueuse de peroxyde d'hydrogène 1 % peut libérer 3,3 ml d'oxygène) et empêche l'irrigation des tissus par le sang, ce qui résulte en un blanchiment des régions exposées.
  • Une étude effectuée par ingestion chez l'animal suggère que le peroxyde d'hydrogène peut être absorbé au niveau intestinal. La présence de bulles d'oxygène sur la langue et dans les veines jugulaires suite à une application sublinguale de peroxyde d'hydrogène à des concentrations entre 3 et 30 % chez l'animal démontre qu'il est absorbé de façon importante par cette muqueuse.

Distribution

  • Il se décompose très rapidement en oxygène et en eau au site d'absorption. Il n'y a aucune donnée sur la vitesse de distribution dans l'organisme.
  • On retrouve du peroxyde d'hydrogène dans le sang chez l'animal.
  • Il est peu probable que le peroxyde d'hydrogène s'accumule dans l'organisme.

Métabolisme

  • Le peroxyde d'hydrogène est un produit normal du métabolisme aérobique (chez l'humain, le foie produit 6,48 grammes de peroxyde d'hydrogène par jour) formé lors de nombreuses réactions catalysées par des oxydases (enzymes qui catalysent les réactions oxydatives dans la destruction des acides aminés et des graisses en radicaux libres et en peroxyde d'hydrogène). Le peroxyde d'hydrogène ainsi formé est décomposé rapidement en oxygène et en eau par une enzyme, la catalase. Cette enzyme a une activité plus élevée au niveau du duodénum, du foie, de la rate, du rein, du sang, des membranes muqueuses ainsi que dans les tissus très riches en vaisseaux sanguins. Son activité est moins forte au niveau du cerveau, de la thyroïde, des testicules et des tissus conjonctifs.

Excrétion

  • On retrouve du peroxyde d'hydrogène dans l'air expiré chez l'humain.

Irritation et corrosion 3 23Mise à jour : 2000-07-13

Le peroxyde d'hydrogène est irritant et corrosif  pour la peau (une sensation de brûlure, un blanchiment, de l'érythème et des vésicules), les yeux (une sensation de brûlure, du larmoiement, une conjonctivite et un dommage à la cornée), les voies respiratoires (une irritation et une inflammation du nez et de la gorge, de l'inconfort à la poitrine, de la toux et une difficulté respiratoire) et les voies digestives.

Effets aigus 1 2 16 24 25Mise à jour : 2000-07-13

Inhalation
L'inhalation de vapeurs ou brouillards, peut provoquer des vertiges, des maux de tête, des nausées et des vomissements, de la diarrhée, de l'irritabilité ainsi que des symptômes d'empoisonnement systémique tels que des tremblements, un engourdissement des extrémités, des convulsions et de l'inconscience.

Peau
L'application cutanée d'une solution aqueuse 3 % provoque un blanchiment temporaire de la peau.

Ingestion
Une étude rapporte une intoxication chez 5 personnes ayant ingéré accidentellement de 25 à 100 ml d'une solution de peroxyde d'hydrogène à 30 %. Les symptômes éprouvés étaient de la douleur à la poitrine et à l'estomac, la présence de mousse autour de la bouche, des vomissements, une perte de conscience, des désordres sensoriels et moteurs, de la fièvre, des microhémorragies de la peau, une conjonctivite. Une d'entre elles a eu des problèmes de vision (cécité temporaire) et des symptômes neurologiques.

L'ingestion de fortes concentrations (>35 %) peut causer des embolies dues à la libération rapide d'oxygène, ce qui peut provoquer une distension de l'oesophage ou de l'estomac causant des hémorragies internes, de la cyanose, de l'ischémie (diminution de l'apport sanguin), des dérangements gastro-intestinaux, des vomissements et des ballonnements.

L'ingestion de plus faibles concentrations peut causer des nausées, des vomissements, une décoloration de la bouche, des ulcères à l'estomac et au duodénum accompagnés de vomissements de sang.

Effets chroniques 26Mise à jour : 2000-07-13

Aucun effet systémique chronique n' a été décrit chez l'humain.

Inhalation
Deux chiens ont été exposés (exposition de tout le corps) à des vapeurs à une concentration de 7 ppm, 6 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 6 mois. Ils ont eu des éternuements, des larmoiements, un blanchiment des poils et un épaississement de la peau.

Des lapins ont été également exposés (exposition de tout le corps) à des vapeurs à une concentration de 22 ppm, 6 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 3 mois. Ils ont eu un blanchiment des poils.

Sensibilisation Mise à jour : 2000-03-23

Les cas de sensibilisation cutanée sont rares.

  Justification des effets 27 28

Des cas de sensibilisation cutanée ont été rapportés chez des femmes (principalement des coiffeuses) utilisant une solution aqueuse à 3 %.

Effets sur le développement Mise à jour : 2000-07-14

  Justification des effets 29

Une étude par ingestion chez le rat s'est avérée négative mais, à cause du nombre restreint d'animaux, elle ne permet pas d'évaluer adéquatement les effets sur le développement.

Effets sur la reproduction Mise à jour : 2000-04-19

  Justification des effets 30 31

Deux études par ingestion ont été effectuées mais elles présentent des limitations quant au nombre de doses et au nombre d'animaux. Bien que d'interprétation limitée, elles suggèrent néanmoins qu'il n'y a pas d'effet sur la fertilité des rats et souris mâles exposés.

Données sur le lait maternel Mise à jour : 2000-07-14

  Justification des effets 32

C'est un composant naturel du lait. Le peroxyde d'hydrogène est un produit du métabolisme oxydatif de la glande mammaire. Il est donc normal d'en retrouver dans le lait à cause de l'activité des peroxydases qui y exercent une fonction antibactérienne. Cependant, il n'y a aucune donnée concernant la détection ou l'excrétion dans le lait suite à un apport exogène.

Effets cancérogènes 14 33 34Mise à jour : 2000-07-14

Évaluation du C.I.R.C. : L'agent (le mélange, les circonstances d'exposition) ne peut pas être classé quant à sa cancérogénicité pour l'homme (groupe 3).
Évaluation de l'ACGIH : Cancérogène confirmé chez l'animal; la transposition à l'humain est inconnue (groupe A3).

  Justification des effets 35

Le peroxyde d'hydrogène a été insuffisamment testé chez l'animal pour permettre d'en évaluer adéquatement le potentiel de cancérogénicité. Le nombre d'espèces et les doses étaient trop restreints pour pouvoir conclure. Cependant, signalons qu'une étude par ingestion (0,1 % et 0,4 % pendant 10 semaines) chez la souris a permis de mettre en évidence une augmentation statistique significative des carcinomes du duodénum à la dose la plus forte.

 Premiers secours Mise à jour : 2000-03-23

Inhalation
En cas d'inhalation des vapeurs, amener la personne dans un endroit aéré et la placer en position semi-assise. Si elle ne respire pas, lui donner la respiration artificielle. En cas de difficultés respiratoires, lui donner de l'oxygène. La transférer immédiatement au service d'urgence le plus près.

Contact avec les yeux
Rincer rapidement les yeux en utilisant une grande quantité d'eau pendant au moins 30 minutes. Consulter un médecin.

Contact avec la peau
Retirer rapidement les vêtements contaminés. Rincer la peau avec de l'eau pendant 20 minutes ou jusqu'à ce que le produit soit éliminé. Consulter un médecin.

Ingestion
En cas d'ingestion, rincer la bouche. Faire boire un verre d'eau. Ne pas faire vomir et consulter un médecin.

Réglementation

Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) 8

Valeurs d'exposition admissibles des contaminants de l'air
Valeur d'exposition moyenne pondérée (VEMP)
1 ppm1,4 mg/m³


Horaire non conventionnel : Aucun (I-b)

Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT)

Classification selon le SIMDUT

Mise à jour : 2010-05-11

         

C Matière comburante 36
cause ou favorise la combustion d'une autre matière en dégageant de l'oxygène

D1B Matière toxique ayant des effets immédiats graves 37
létalité aiguë : données chez l'humain

E Matière corrosive 38
Transport des marchandises dangereuses: classe 8

F Matière dangereusement réactive 39
devient autoréactif sous l'effet d'un choc ou d'une augmentation de la température; sujet à une réaction violente de décomposition


Divulgation à 1,0% selon la liste de divulgation des ingrédients

Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (TMD) 38
Classification

 

Numéro UN : UN2015

Classe 5.1Substances comburantes   ( Groupe d'emballage I )
Classe 8Matières corrosives


Commentaires :   

Le UN2015 correspond à l'appellation réglementaire PEROXYDE D'HYDROGÈNE EN SOLUTION AQUEUSE STABILISÉE contenant plus de 60 pour cent de peroxyde d'hydrogène; ou PEROXYDE D'HYDROGÈNE STABILISÉ.

Références

1. Kirk-Othmer encyclopedia of chemical technology. 4th ed. New York : John Wiley & Sons. (1991-1998). [RT-423004]
2. International Labour Office, Encyclopaedia of occupational health and safety : A-K. Vol. 1, 3rd ed. Geneva : ILO. (1983).
3. Centre d'écologie et de toxicologie de l'industrie chimique européenne, Hydrogen peroxide. JACC report / ECETOC; 22. Bruxelles : ECETOC. (1992). [MO-001174]   http://www.ecetoc.org
4. France. Institut national de recherche et de sécurité, Fiche toxicologique no 123 : Peroxyde d'hydrogène et solutions aqueuses. Cahiers de notes documentaires. Paris : INRS. (2007). [RE-005509]   http://www.inrs.fr/accueil/produits/bdd/recherche-fichetox-criteres.html
http://www.inrs.fr/default/dms/inrs/FicheToxicologique/TI-FT-123/ft123.pdf
5. Watt, B.E., Proudfoot, A.T. et Vale, J.A., «Hydrogen peroxide poisoning.» Toxicological Reviews. Vol. 23, no. 1, p. 51-57. (2004).
6. Kroschwitz, J.I., Kirk-Othmer encyclopedia of chemical technology : Hydrogen Fluoride to Light Emitting Diodes. Vol. 14, 5th ed. Hoboken, N.J. : John Wiley & Sons. (2004-). [RT-423004]
7. Direction des opérations, Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail. Études et recherches / Guide technique, 8ème éd. revue et mise à jour. Montréal : IRSST. (2005). T-06. [MO-220007]   http://www.irsst.qc.ca
http://www.irsst.qc.ca/files/documents/PubIRSST/t-06.pdf
8. Règlement sur la santé et la sécurité du travail [S-2.1, r. 13]. Québec : Éditeur officiel du Québec. (2007). [RJ-510071]   http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/loisreglements.fr.html
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/S_2_1/S2_1R13.HTM (À jour au 1er décembre 2012)
9. National Institute for Occupational Safety and Health, NIOSH pocket guide to chemical hazards. Washington, D.C. : U.S. G.P.O. (1997). DHHS (NIOSH) 97-140. [RM-514001]
10. National Institute for Occupational Safety and Health, NIOSH pocket guide to chemical hazards. Washington, D.C. : NIOSH. (1998-). [RM-514001] (Site Web)   http://www.cdc.gov/niosh/npg/npg.html
11. Forsberg, K. et Keith, L.H., Instant Gloves + CPC Database. Version 2.0. Blacksburg, VA : Instant Reference Sources Inc. (1999). (Base de données)   http://www.instantref.com/inst-ref.htm
12. Vincoli, J.W., Risk management for hazardous chemicals : A-F. Vol. 1. Boca Raton : Lewis Publishers. (1997). [RM-515112]
13. Greene, S.A. et Pohanish, R.P., Rapid guide to chemical incompatibilities. New York : Van Nostrand Reinhold. (1997). [RR-015033]
14. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks of Chemical to Humans, Allyl compounds, aldehydes, epoxides and peroxides. IARC monographs on the evaluation of the carcinogenic risk of chemicals to humans, Vol. 36. Lyon : International Agency for Research on Cancer. (1985). [MO-007274]   http://www.iarc.fr
15. Humberston, C.L., Dean, B.S. et Krenzelok, E.P., «Ingestion of 35% hydrogen peroxide », Journal of Toxicology : Clinical Toxicology, 28, 1, 1990, 95-100 [AP-040143]
16. «Hydrogen peroxide : proposed affirmation of GRAS status as a direct human food ingredient with specific limitations .» Federal Register. Vol. 48, no. 223, p. 52323-52333. (1983). 21 CFR . [AP-026844]
17. Luu, T.A. et al., «Portal vein gas embolism from hydrogen peroxide ingestion», Annals of Emergency Medicine, 21, 1992, 1391-1393
18. Lundberg, P., Scientific basis for swedish occupational standards X . Arbete och Hälsa 1989:32. Solna, Suède : Arbetslivinstituet. (1989). [MO-011239]   https://gupea.ub.gu.se/dspace/handle/2077/3194?locale=en
19. Williams, M.D., Leigh, J.S. et Chance, B, «Hydrogen peroxide in human breath and its probable role in spontaneous breath luminescence », Annals of the New York Academy of Sciences, 386, 1982, 478-483 [AP-021902]
20. Heikkila, R.E. et Cohen, G., «In vivo generation of hydrogen peroxide from 6-hydroxydopamine», Experientia, 28, 1972, 1197-1198
21. Cohen, G. et Hochstein, P., «In vivo generation of the H2O2 in mouse erythrocytes by hemolytic agents», Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, 147, 1965, 139-143
22. Li, Y., «Tooth bleaching using peroxide-containing agents: currents status of safety issues», Compendium of Continuing Education in Dentistry , 19, 8, 1998, 783-794
23. Punte, C.L., Saunders, L.Z. et Krackow, E.H., Medical Laboratories Research report no. 189.The inhalation toxicity of aerosols of 90% hydrogen peroxide, Maryland : Chemical Corps Medical Laboratoires Army Center, 1953, No. 5030-189 [MO-021396]
24. Goette, D.K. et Odom, R.B., «Skin blanching induced by hydrogen peroxide », Southern Medical Journal, 70, 5, 1977, 620-622 [AP-056231]
25. Flomenbaum, N.E. et al., Goldfrank's toxicologic emergencies. 6 éd. Stamford (CT) : Appleton & Lange. (1998). [RM-515109]
26. Comstock, C.C., Hackley, E.B. et Oberst, F.W., «Inhalation toxicity of ninety per cent hydrogen peroxide vapor .» Archives of Industrial Hygiene and Occupational Medicine. Vol. 10, p. 319-327. (1954). [AP-056232]
27. Gonzalez, M. et al., «Dermatitis de contacto en profesionales de peluqueria. Revision de la casuistica de los anos 1990-91 en el hospital de Cruces », Actas Dermo-Sifiliograficas, 83, 11, 1992, 565-569 [AP-043953]
28. Aguirre, A. et al., «Positive patch tests to hydrogen peroxide in 2 cases», Contact Dermatitis, 30, 1994, 113 [AP-043952]
29. Moriyama, I. et al., «Effects of the food additive hydrogen peroxide on fetal development», Teratology, 26, 1, 1982, 28A [AP-048924]
30. Wales, R.G., White, I.G. et Lamond, D.R., «The spermicidal activity of hydrogen peroxide in vitro and in vivo», Journal of Endocrinology, 18, 1959, 236-244 [AP-027441]
31. Hankin, L., «Hydrogen peroxide ingestion and the growth of rats», Nature, 182, 4647, 1958, 1453 [AP-027442]
32. Pruitt, K.M et al., «Peroxidases in human milk », Advances in Experimental Medicine and Biology, 310, 1991, 137-144 [AP-053254]
33. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, Overall evaluations of carcinogenicity : an updating of IARC monographs volumes 1-42. IARC monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Supplement 7. Lyon : International Agency for Research on Cancer. (1987). [MO-011531]   http://www.iarc.fr ou
http://monographs.iarc.fr/
34. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, Re-evaluation of some organic chemicals, hydrazine and hydrogen peroxide : part 1. IARC monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 71. Lyon : International Agency for Research on Cancer. (1999). [MO-021119]   http://www.iarc.fr
35. Ito, A. et al., «Induction of duodenal tumors in mice by oral administration of hydrogen peroxide », Gann, 72, 1981, 174-175 [AP-048951]
36. Patnaik, P., A comprehensive guide to the hazardous properties of chemical substances. 2nd ed. New York : Wiley. (1999). [RM-515120]
37. Santé Canada, Peroxyde d'hydrogène; classification relative à la toxicité aiguë. Questions reliées à des substances spécifiques. (Site Web)   http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/occup-travail/whmis-simdut/substance-fra.php#a3
38. Canada. Ministère des transports, Règlement sur le transport des marchandises dangereuses. Ottawa : Éditions du gouvernement du Canada. (2008). [RJ-410222]   http://www.tc.gc.ca/tmd/menu.htm
39. Lewis, R.J., Sax's dangerous properties of industrial materials. Vol. 1, 8ème éd. New York : Van Nostrand Reinhold. (1992). [RR-014005]
La cote entre [ ] provient de la banque ISST du Centre de documentation de la CSST.

Retour au haut de la page

[Présentation du service] [Quoi de neuf ?] [Foire aux questions] [Liens utiles] [Contactez-nous !] [To English Users]
[Produits] [SIMDUT] [Lexique] [Et plus encore...]
[Recherche dans le site] [Plan du site] [Page d'accueil]