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| Numéro UN : UN1090 |
| Formule moléculaire brute : C3H6O |
| Principaux synonymes |
Noms français :Noms anglais :
- Acétone
- Diméthylcétone
- Diméthylformaldéhyde
- Acetone
- Methyl ketone
| Utilisation et sources d'émission 1 2 3 4 5 6 |
L'acétone est l'un des solvants organiques les plus utilisés. Comme solvant, l'acétone dissout les gommes, les résines, les dérivés de cellulose, les graisses et les huiles. On l'utilise aussi dans diverses formulations dont :
- des peintures, vernis et laques, notamment les laques à base de nitrocellulose et les acryliques
- des décapants et diluants à peintures et vernis
- des colles de contact et autres adhésifs
- des encres et teintures et leurs diluants
- le gaz acétylène en bouteille de gaz comprimé où l'acétone permet son entreposage sécuritaire.
L'acétone est un intermédiaire de synthèse pour certains explosifs et de nombreux matériaux et polymères tels que les polyméthacrylates, les polycarbonates, les résines époxy et les copolymères d'acrylonitrile, butadiène, styrène (ABS).
C'est aussi la matière première pour la synthèse de nombreux autres solvants et produits chimiques comme la méthyl isobutyl cétone, l'alcool méthylamylique, l'oxyde de mésityle, l'isophorone, les halométhanes et l'acide acétique.En industrie, on utilise l'acétone dans de nombreux procédés tels que :
- la fabrication de produits pharmaceutiques et cosmétiques
- l'extraction des gras, des huiles et des cires
- la purification des sucres et des amidons
- la purification de la paraffine
- le nettoyage et le séchage de la verrerie en laboratoire
- le nettoyage et le séchage des pièces électroniques
- le filage des fibres d'acétate de cellulose
- la fabrication d'objets en résine renforcée de fibres de verre
- le dégraissage de la laine
- le dégommage de la soie
D'autre part, différents éléments de l'activité humaine peuvent être des sources d'émissions d'acétone dans l'atmosphère, dont entre autres, les gaz d'échappement des véhicules, la combustion du bois, la production pétrolière, la combustion de déchets, l'industrie du papier, la dégradation des déchets dans les sites d'enfouissement et la fumée de cigarette. L'acétone peut se dégager des panneaux de particules, des doublures de tapis et de certains revêtements.
De plus, l'acétone présente dans l'environnement peut aussi être de sources naturelles. Plusieurs espèces d'arbres en dégagent et de nombreux végétaux en contiennent. Les feux de forêt et les éruptions volcaniques émettent aussi de l'acétone dans l'atmosphère.
Malgré la diversité des différentes sources d'émissions, la concentration atmosphérique en acétone demeure généralement faible, variant de 0,72 à 127 µg/m³ (0,3 à 53 ppb). Pour la population en général, on estime que l'exposition quotidienne d'un adulte à l'acétone varie de 14,5 µg/jour à 2,5 mg/jour.
| Apparence 3 6 | Mise à jour : 2004-12-01 |
L'acétone est un liquide volatil, très fluide, clair et incolore à odeur caractéristique, à la fois âcre et aromatique.
| Caractéristiques de l'exposition 7 | Mise à jour : 2004-12-01 |
L'exposition à l'acétone en milieu de travail est causée principalement par ses vapeurs puisque sa volatilité est élevée (environ 10 fois celle de l'eau) et que son point d'ébullition est bas (inférieur à celui de l'eau).
Exposition aux vapeurs
L'odeur de l'acétone peut être détectée à des concentrations variant de 50 à 400 ppm. Cependant, les travailleurs exposés quotidiennement à l'acétone semblent développer une tolérance à l'acétone et ne pourraient détecter son odeur qu'à des concentrations voisines de la VEMP (500 ppm). L'odeur ne peut ainsi être un signe d'avertissement adéquat pour prévenir une exposition dangereuse telle que l'atteinte de la VEMP (500 ppm), de la VECD (1 000 ppm), ou de la valeur de DIVS (2 500 ppm). Cependant, l'odeur peut être un signe d'avertissement adéquat pour prévenir l'atteinte de la LIE (2,5 % ou 25 000 ppm).
L'acétone ayant une volatilité élevée (tension de vapeur de 185 mm de Hg à 20 °C) et une concentration à saturation élevée (245 000 ppm), ce qui représente près de 500 fois la VEMP, près de 250 fois la VECD, près de 100 fois la vleur de DIVS et près de 10 fois la LIE. En cas de fuite ou de déversement, une grande quantité peut s'évaporer et la concentration en acétone dans l'air risque facilement de dépasser la VEMP, la VECD, la valeur de DIVS ou la LIE.
Exposition au liquide
Suite à un contact accidentel du liquide avec la peau, l'acétone étant soluble dans l'eau, on peut la rincer facilement.Note : La DIVS de l'acétone n'est pas une valeur établie en fonction d'un danger pour la santé mais indique uniquement le danger d'explosibilité. Cette valeur a été fixée à 10 % de la LIE.
Danger immédiat pour la vie et la santé (DIVS): 2 500 ppm 8
| | Mise à jour : 2004-12-07 |
État physique : Liquide
Masse moléculaire : 58,08
Densité : 0,791 g/ml à 20 °C
Autre valeur : 0,8138 g/ml à 0 °C; 0,7971 g/ml à 15 °C; 0,7844 g/ml à 25 °C; 0,7803 à 30 °C
Solubilité dans l'eau : Miscible
Densité de vapeur (air=1) : 2,00
Point de fusion : -94,7 °C
Point d'ébullition : 56,29 °C
Tension de vapeur : 185 mm de Hg (24,7 kPa) à 20 °C
Autre valeur : 69,8 mm de Hg (9,3 kPa) à 0 °C; 280 mm de Hg (37,3 kPa) à 30°C; 410 mm de Hg (54,6 kPa) à 40 °C
Concentration à saturation : 245 000 ppm
Coefficient de partage (eau/huile) : 1,74
Limite de détection olfactive : > 50 ppm
Facteur de conversion (ppm->mg/m³) : 2,375
Taux d'évaporation (éther=1) : 1,9
| Inflammabilité et explosibilité 4 13 14 | Mise à jour : 2004-12-01 |
Inflammabilité
L'acétone est un liquide extrêmement inflammable. Il s'enflamme facilement en présence de chaleur, d'une source d'ignition, d'une flamme nue ou d'une étincelle (incluant une décharge électrostatique). Les solutions aqueuses d'acétone peuvent aussi s'enflammer. Les vapeurs d'acétone sont plus lourdes que l'air et peuvent parcourir une grande distance vers une source d'ignition et provoquer un retour de flamme.L'acétone peut aussi s'enflammer au contact d'agents oxydants forts. La réaction avec certains composés peut être violente, causant un risque d'incendie.
Explosibilité
Les vapeurs peuvent former un mélange explosif avec l'air.L'acétone peut réagir de façon explosive avec les oxydants forts et certains produits ou mélanges.
| | Mise à jour : 2004-12-07 |
Point d'éclair : -20 °C Coupelle fermée (méthode non rapportée)
Autre valeur : -9,4 °C, coupelle ouverte, méthode Tag
T° d'auto-ignition : 465 °C
Limite inférieure d'explosibilité : 2,5% à 25 °C
Autre valeur : 2,15 % à 25 °C
Limite supérieure d'explosibilité : 12,8% à 25 °C
Autre valeur : 13,0 % à 25 °CSensibilité aux chocs
Aucune donnée ne nous permet de croire que l'acétone est sensible aux chocs.
Sensibilité aux décharges électrostatiques
Une décharge électrostatique peut provoquer l'incendie et l'explosion d'un mélange d'air et de vapeurs d'acétone lorsque la concentration dans l'air se situe dans les valeurs de limites d'explosibilité.
| Techniques et moyens d'extinction 4 12 14 15 | Mise à jour : 2004-12-01 |
Moyens d'extinction
Le dioxyde de carbone (CO2) et les poudres chimiques sèches peuvent être utilisés pour éteindre les petits incendies. Pour les incendies plus importants, de la mousse antialcool doit être utilisée.L'eau pulvérisée permet de diminuer l'intensité des flammes. Cependant, les jets d'eau peuvent favoriser la propagation de l'incendie.
Techniques spéciales
Porter un appareil de protection respiratoire autonome et des vêtements protecteurs couvrant tout le corps. Éloigner les contenants de la zone d'incendie, si cette opération peut être effectuée sans risque. Refroidir les contenants exposés à l'aide d'eau pulvérisée. Rester en amont du vent par rapport au lieu d'incendie.
| Produits de combustion | Mise à jour : 2004-12-01 |
Monoxyde de carbone, dioxyde de carbone.
| Mise à jour : 2004-12-01 |
Échantillonnage des contaminants de l'airSe référer à la méthode d'analyse 22-2 de l'IRSST.
Pour obtenir la description de cette méthode, consulter le Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail ou le site Web de l'IRSST à l'adresse suivante :
http://www.irsst.qc.ca/fr/_RSST67-64-1.html
Des tubes colorimétriques spécifiques pour l'acétone peuvent être utilisés pour une évaluation rapide du niveau d'exposition.
Surveillance biologiqueParamètre biologique, indice biologique d'exposition et moment du prélèvement :
- l'acétone urinaire : 1,7 mmol/l mesurée à la fin du quart de travail.
Cet indice biologique d'exposition correspond au niveau attendu d'acétone urinaire pour une exposition de 8 heures à 750 ppm.En 1999, l'ACGIH a fixé son indice biologique d'exposition à 1,0 mmol/l suite à une modification des valeurs limites d'exposition.
Autres sources d'acétone urinaire :
- métabolisme endogène des lipides (source négligeable)
- l'acétone est un métabolite de l'alcool isopropylique, lequel est un ingrédient de certains produits d'entretien domestique.
Facteurs documentés à considérer lors de l'interprétation :
- l'acétone urinaire induit par le diabète ou le jeûne peut affecter de façon significative les données de surveillance biologique
- l'absorption par la voie cutanée est habituellement négligeable par rapport à la voie pulmonaire.
Autres indicateurs d'exposition :
- acétone dans le sang : Lauwerys propose un indice biologique d'exposition de 850 µmol/l pour l'acétone sanguin (population non exposée : < 34 µmol/l)
- acétone dans l'air expiré : Lauwerys propose une valeur de 120 ppm
- acide formique urinaire : test non spécifique et peu sensible
Pour obtenir plus de détails, consulter : le Guide de surveillance biologique de l'IRSST - prélèvement et interprétation des résultats ainsi que le « Documentation of the Threshold Limit Values and Biological Exposure Indices de l'ACGIH ».
Le domaine de variation des limites de détection olfactive rapportées dans la littérature scientifique récente s'étend de 50 à 400 ppm.
| Mesures de protection 21 22 | Mise à jour : 2004-12-01 |
La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque des mesures d'ingénierie et les modifications de méthode de travail ne suffisent pas à réduire l'exposition à cette substance, le port d'équipement de protection individuelle peut s'avérer nécessaire. Ces équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.
Voies respiratoires
Porter un appareil de protection respiratoire si la concentration dans le milieu de travail est supérieure à la VEMP (500 ppm ou 1 190 mg/m³) ou à la VECD (1 000 ppm ou 2 380 mg/m³).Peau
Porter un équipement de protection de la peau. La sélection d'un équipement de protection de la peau dépend de la nature du travail à effectuer.Yeux
Porter un équipement de protection des yeux s'il y a risque d'éclaboussures. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.
| Mise à jour : 2004-12-01 |
Équipements de protection des voies respiratoires
Les équipements de protection respiratoire doivent être choisis, ajustés, entretenus et inspectés conformément à la réglementation.
NIOSH recommande les appareils de protection respiratoire suivants selon les concentrations dans l'air :
Équipements de protection des yeux et de la peau
Peau
Les équipements de protection de la peau doivent être conformes à la réglementation.Les gants suivants sont recommandés :
- Multicouche caoutchouc de butyle/caoutchouc d'épichlorohydrine
- Multicouche caoutchouc de butyle/néoprène
- Multicouche polyéthylène/alcool de vinyle et d'éthylène/polyéthylène (PE/EVAL/PE)
Certains gants de caoutchouc de butyle peuvent aussi convenir, cependant ceux dont l'épaisseur est inférieure à 0,50 mm pourraient ne pas être étanches à l'acétone.
Yeux
Les équipements de protection des yeux et de la figure doivent être conformes à la réglementation.Les protecteurs oculaires suivants sont recommandés :
- Des lunettes étanches à coques ou des lunettes étanches à monture monobloc sont recommandées lorsqu'il y a risque d'éclaboussures.
- Dans certains cas (par exemple, en cas de port de lunettes correctrices), une visière (écran facial) peut également être recommandée lorsqu'il y a possibilité d'éclaboussures.
| Réactivité 4 12 13 26 | Mise à jour : 2005-08-24 |
Stabilité
L'acétone est un produit stable dans les conditions normales d'utilisation. Lors d'un entreposage prolongée (plusieurs mois, voire années), l'exposition à la lumière directe du soleil peut amener la formation de monoxyde de carbone.Incompatibilité
L'acétone peut s'enflammer ou réagir violemment avec les agents oxydants forts, tels que l'acide chromique, le trioxyde de chrome, le chlorure de chromyle, l'acide nitrique chaud, le permanganate de potassium (en milieu alcalin) ou les peroxydes. Il réagit violemment avec l'eau de Javel (en particulier, celle dont la concentration est de 12 %) pour former du chloroforme, un composé toxique, avec un important dégagement de chaleur.
L'acétone peut réagir violemment avec le charbon activé.
L'acétone réagit violemment avec les hydrocarbures chlorés tels que le chloroforme en présence d'une base forte.
La contamination de l'acétone avec des agents chlorants tels que l'eau de javel peut amener la formation de chlorocétones toxiques.L'acétone n'est pas corrosif pour les métaux mais dégrade plusieurs matières plastiques dont le caoutchouc de nitrile, le chlorure de polyvinyle, l'alcool de polyvinyle, le Viton ®, et des résines acryliques et dérivés de cellulose pour lesquels l'acétone est un bon solvant.
Produits de décomposition
Décomposition thermique : monoxyde de carbone, dioxyde de carbone. La pyrolyse de l'acétone conduit à la formation de la cétène, un composé très réactif et instable
| Mise à jour : 2005-08-24 |
Les mélanges suivants peuvent provoquer une explosion violente :
- la préparation de bromoforme à partir d'acétone et d'hypobromite de sodium ;
- le mélange d'acétone et de chlorure de nitrosyle en présence de platine comme catalyseur ;
- le mélange d'acétone, d'acide nitrique concentré et d'acide acétique ;
- le chauffage d'un mélange d'acétone et de peroxyde d'hydrogène ;
- le mélange d'acétone et de peroxyde d'hydrogène en présence d'acide nitrique.
Une petite quantité de tert-butoxyde de potassium (1,5 g) s'enflamme en environ 2 minutes au contact d'une goutte d'acétone et en quatre minutes au contact des vapeurs d'acétone.
L'addition d'acétone à l'hexachloromélamine ou au trichloromélamine produit une réaction vive, avec flamme et fumée. Un tel mélange peut conduire à une explosion.
| Manipulation 28 29 | Mise à jour : 2005-08-23 |
L'acétone est un liquide très inflammable. Il doit être manipulé conformément au RSST, au Code des liquides inflammables et combustibles NFPA 30 et au CNPI. Manipuler à l'écart de toute source de chaleur, d'ignition, de flammes nues et d'étincelles. Utiliser des outils anti-étincelles. Lors des opérations de transvasements, l'appareillage doit être mis à la masse et mis à la terre.
En cas de ventilation insuffisante, utiliser un appareil de protection respiratoire approprié. Porter un équipement de protection des yeux. Éviter le contact prolongé ou répété avec la peau.
| Entreposage 28 29 | Mise à jour : 2005-08-23 |
Ce liquide très inflammable doit être entreposé selon les dispositions prévues par le Code des liquides inflammables et combustibles NFPA 30 et le CNPI. Entreposer à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition, dans un récipient hermétique placé dans un endroit frais, sec et bien ventilé, à l'abri des matières oxydantes, des autres matières incompatibles et de la lumière directe du soleil. Lors de l'entreposage de ce liquide très inflammable, les contenants doivent être mis à la masse et mis à la terre.
L'acétone attaque certains types de plastique ou de revêtement. Ainsi, certains contenants fabriqués de polymères peuvent se dégrader et se fragiliser à la longue. Les contenants de verre ou de métal sont davantage appropriés à l'entreposage de l'acétone. Le choix d'un type de contenant doit de plus être conforme au NFPA 30 (tableau 4-2.3), la capacité maximale admissible des contenants et citernes portables pour les liquides inflammables ou combustibles étant différente selon le type de contenant.
| Fuites | Mise à jour : 2004-12-01 |
Éliminer toutes les sources d'ignition. Tout équipement utilisé pour manipuler ce produit doit être mis à la terre.
En cas de fuite ou de déversement, contenir la fuite si on peut le faire sans risque. Empêcher l'infiltration dans les cours d’eau, les égouts et les endroits clos. Réduire la concentration des vapeurs avec de l'eau pulvérisée.
Absorber ou couvrir avec de la terre sèche, du sable ou tout autre produit absorbant non combustible et non toxique et mettre dans des contenants hermétiques bien identifiés. Utiliser des outils anti-étincelles propres pour récupérer les absorbants contaminés.
| Déchets | Mise à jour : 2004-12-01 |
Ne pas déverser les résidus dans les égouts et ne pas jeter les absorbants contaminés aux ordures.
Si nécessaire, consulter le bureau régional du ministère de l'Environnement.
| Absorption | Mise à jour : 2004-12-01 |
En milieu de travail, l'acétone est absorbée principalement par les voies respiratoires. Elle peut également être absorbée par la peau et les voies digestives.
| Mise à jour : 2004-12-01 |
Absorption
- L'acétone est absorbée rapidement par les voies respiratoires. On en retrouve dans le sang de volontaires, 15 minutes après la fin d'une exposition à 100 ou 500 ppm pendant 2 ou 4 heures.
- La dose absorbée par inhalation varie d'environ 30 % jusqu'à 80 % (exposition de 23-4 607 ppm, jusqu'à 4 heures). Cette différence peut s'expliquer par le phénomène de « wash-in / wash-out » . En effet, l'acétone qui est très soluble dans l'eau, sera dissoute dans les cellules épithéliales lors de l'inspiration et évaporée lors de l'expiration.
- L'absorption à travers les diverses parties des voies respiratoires n'est pas identique. Une étude chez l'humain nous indique que la cavité nasale absorbe moins facilement l'acétone que la bouche, la trachée et les poumons.
- L'absorption cutanée du liquide a été démontrée chez l'humain. Des concentrations d'acétone ont été mesurées dans le sang, l'air alvéolaire et l'urine suite à une application de 2 heures par jour, pendant 4 jours. Cette absorption a été qualifiée d'assez rapide car les concentrations maximales étaient atteintes à la fin de la période d'application quotidienne.
- Le pourcentage absorbé par la voie cutanée est difficile à quantifier à cause de la volatilité de l'acétone.
- L'acétone est absorbée rapidement par les voies digestives. Le taux d'absorption a été estimé à environ 65-90 % chez des volontaires ayant ingérés une dose de 40-80 mg/kg.
Distribution
- Il existe peu de données chez l'humain concernant la distribution de l'acétone suite à l'inhalation des vapeurs. Toutefois, puisqu'elle est bien absorbée par les voies respiratoires et hydrosoluble, elle est distribuée dans tout l'organisme et plus spécifiquement dans les tissus ayant une forte teneur en eau.
- L'acétone traverse la barrière placentaire.
L'acétone ne s'accumule pas dans l'organisme.
Métabolisme
- L'acétone est une substance qui se retrouve normalement dans l'organisme humain et animal (acétone endogène). Elle fait partie des trois corps cétoniques avec l'acide acétoacétique et l'acide bêta-hydroxybutyrique qui sont impliqués dans le métabolisme des acides gras. Dans des conditions normales, la production des corps cétoniques se fait principalement au niveau du foie et à un degré moindre au niveau du poumon et du rein. Ils sont transportés dans les tissus et les organes et sont utilisés comme source d'énergie.
- Le métabolisme de l'acétone endogène ou exogène est indépendant de la voie d'exposition et similaire chez l'humain et l'animal.
- La transformation de l'acétone s'effectue par trois voies métaboliques qui impliquent chacune l'incorporation au métabolisme du glucose.
- La première comprend l'oxydation de l'acétone en acétol, qui à son tour est transformé en méthylglyoxal dans le foie. Le méthylglyoxal est par la suite converti en d-glucose.
- Dans les deux autres, l'acétol est transformé en propanediol-1,2 par voie extrahépatique.
- La voie métabolique utilisée semble être fonction de la concentration d'acétone (exogène ou endogène). Une étude chez l'animal montre que si la concentration est faible, la voie du méthylglyoxal prédominera tandis que si la concentration est élevée cette voie devient saturée et la voie du propanediol-1,2 est alors utilisée.
Excrétion
- L'acétone est éliminée principalement dans l'air expiré sous forme inchangée et sous forme de dioxyde de carbone (suite au métabolisme). Une faible quantité environ 1-3 % est excrétée dans l'urine sous forme inchangée.
- Dans des conditions normales, le métabolisme est la principale voie d'élimination de l'acétone.
- La voie d'exposition n'influence pas l'élimination.
- L'élimination par les poumons est complète 20 heures après une exposition à 237 ppm pendant 4 heures.
- L'élimination dans le sang et l'urine est complète après 24 heures pour une exposition à 250 ppm pendant 6 heures, après 32 heures pour une exposition à 500 ppm, après 48 heures pour une exposition à 1 000 ppm. Ce qui suggère une légère accumulation suite à l'inhalation de fortes concentrations.
- L'acétone a été trouvée dans le lait maternel.
Demi-vie
- La demi-vie d'élimination dans l'air expiré est environ de 4,3 heures.
- La demi-vie d'élimination dans le sang est de 3 à 3,9 heures pour des concentrations de 100 à 500 ppm pour une exposition de 2 à 4 heures.
- La demi-vie d'élimination dans l'urine est d'environ 4 heures.
Commentaires
La quantité d'acétone endogène présente dans l'organisme peut être influencée par plusieurs facteurs ou conditions, mentionnons entre autres :
- l'activité physique
- l'âge : les enfants ont une concentration sanguine en corps cétoniques supérieure à cause de leurs plus grands besoins énergétiques
- les femmes enceintes et les femmes qui allaitent peuvent avoir un niveau d'acétone dans le sang de 2 à 20 fois plus élevé à cause de leurs plus grands besoins énergétiques
- l'état nutritionnel : le jeûne augmente l'excrétion dans l'urine
- l'état de santé : chez les sujets avec du diabète juvénile, la concentration d'acétone dans l'air expiré peut être jusqu'à 100 fois plus élevée que chez les sujets normaux; des sujets diabétiques contrôlés peuvent avoir une concentration sanguine de 5,8 mg/l d'acétone tandis que des sujets diabétiques peuvent avoir une concentration sanguine allant de 23,2 à 424 mg/l. Les personnes obèses ont aussi une concentration sanguine plus élevée que les personnes non obèses.
- variation quotidienne : la concentration sanguine en corps cétoniques varie au cours d'une période de 24 heures.
Valeurs biologiques pour une population non exposée professionnellement
- La production normale d'acétone endogène conduit à des concentrations de 1,7 mg/m³ dans l'air alvéolaire, 1,3 mg/l (0,022 mmole/l) dans le sang et 0 à 1,4 mg/l (0,02 mmole/l) dans l'urine.
| Irritation et corrosion 3 5 7 30 31 32 | Mise à jour : 2004-12-01 |
L'acétone est un irritant grave des yeux (dommages à la cornée) et faible de la peau.
L'exposition aux vapeurs d'acétone cause l'irritation des yeux et des voies respiratoires supérieures. Les concentrations auxquelles cet effet est observé sont variables. Elles peuvent s'échelonner d'environ 250 ppm jusqu'à plus de 1 000 ppm, selon les études.
Lors d'ingestion accidentelle, un gonflement de la gorge et de l'érosion de la muqueuse buccale et oesophagienne ont été observés.
Suite au contact répété ou prolongé, ce produit exerce une action dégraissante sur la peau. Il peut causer des rougeurs, de la desquamation et des fissurations.
| Effets aigus 2 30 33 | Mise à jour : 2004-12-01 |
L'inhalation de fortes concentrations de vapeurs d'acétone (supérieures à 12 000 ppm) peut causer une dépression du système nerveux central se traduisant par des maux de tête, des vertiges, une sensation d'ébriété, des nausées, des vomissements et dans de rares cas, la perte de conscience et le coma.
Une étude effectuée chez des volontaires exposés à des vapeurs (500 ppm, pendant 6 heures) a montré des atteintes hématologiques (augmentation du nombre de globules blancs et diminution de l'activité phagocytaire).
Quelques études effectuées chez des volontaires et des travailleurs rapportent une diminution de la performance lors de certains tests neurocomportementaux pour des expositions à 250 ppm. Toutefois, ces études présentent des biais et leurs résultats sont contradictoires.
Un seul cas d'intoxication en milieu de travail décrivant de légers dommages hépatiques et rénaux a été rapporté suite à l'inhalation d'acétone.L'ingestion d'acétone (200 ml, soit 2,24 g/kg) peut causer une soif excessive. De la polyurie, de l'hyperglycémie et de la glycosurie peuvent apparaître quelques semaines après l'exposition.
| Effets chroniques 2 5 | Mise à jour : 2004-12-01 |
Des travailleurs d'une usine de fabrication de fibres de cellulose exposés à des concentrations variant de 380 à 1 070 ppm, pendant une période de 3 mois à 23 ans, n'ont montré aucun signe de toxicité (aucun problème circulatoire, aucun problème sanguin). L'étude précise que l'acétone était le seul solvant utilisé.
L'exposition répétée ou prolongée peut engendrer une certaine tolérance, c'est-à-dire que l'odeur et les effets irritants seront perçus à des concentrations plus élevées.
| Sensibilisation | Mise à jour : 2004-12-01 |
Ce produit n'est pas un sensibilisant cutané.
Aucune donnée concernant la sensibilisation respiratoire n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
Plusieurs études de test cutané fermé effectuées chez l'humain, avec ou sans exposition professionnelle, ont donné une réponse négative.
| Effets sur le développement | Mise à jour : 2009-12-03 |
Placenta
L'acétone a été identifié dans le sang de la mère et dans le cordon ombilical à la naissance ce qui indique un passage placentaire.
Développement prénatal
Chez l'humain
Kucera (1968) a effectué une étude de 9 enfants nés avec une agénésie du sacrum en Tchécoslovaquie de 1959 à 1966. Les mères de 6 d'entre eux ont été exposées à des produits chimiques, 2 concernaient une exposition mixte impliquant l'acétone (acétone + trichloroéthylène, acétone + essence). L'exposition simultanée à d'autres solvants et le faible nombre de mères ne permettent pas de tirer une conclusion.
Une étude du type cas - témoin a été effectuée par Holmberg (1977) en Finlande (registre finlandais des malformations congénitales) concernant des mères d'enfants nés avec une anomalie du système nerveux central. Deux des mères étaient employées dans l'industrie du plastique renforcé et ont été exposées à un mélange de substances incluant du styrène, des résines de polyester, des peroxydes organiques et de l'acétone. L'étude n'est pas concluante puisqu'elle implique une exposition combinée à plusieurs substances, de plus une des mères a reçu un traitement pharmacologique.
Straub et Nelson (1978 étude citée par Sullivan et al. en 1993) ont effectué une étude des travailleurs (hommes et femmes), dans une manufacture de haut-parleurs, qui étaient exposés à des vapeurs organiques de solvants incluant de l'acétone (jusqu'à 120 ppm). Des troubles menstruels et des avortements spontanés (4/10) ont été rapportés sur une période de 6 mois. Sullivan et al. considèrent que l'étude n'est pas concluante (imprécision concernant la population étudiée et exposition combinée à plusieurs substances).
Une étude a été faite par Tharr et al. (1982 citée par Sullivan et al. en 1993) dans une industrie de chaussures où il y avait une surexposition à plusieurs solvants incluant l'heptane, l'acétone (16-353 ppm), le toluène, l'acétate d'éthyle, la méthyl éthyl cétone et un naphta. Les auteurs n'ont pas mis en évidence d'augmentation des avortements spontanés (1/22). Sullivan et al. considèrent que l'étude n'est pas concluante (imprécision concernant la population étudiée, exposition combinée à plusieurs substances).
Nizyayeva (1982 étude citée par Sullivan et al. en 1993 ainsi que par l'ATSDR en 1994) a rapporté des problèmes durant la grossesse chez des travailleuses d'une manufacture russe de fibres d'acétate qui étaient exposées à environ 85 ppm d'acétone. Il a observé une diminution du poids et de la taille à la naissance qui pourraient être secondaire à des complications de la grossesse (toxicose, hémoglobinémie, hypotension). L'étude n'est pas concluante à cause d'imprécisions méthodologiques (nombre de femmes, âge, habitude tabagique et consommation d'alcool, poste de travail, méthode statistique).
Une étude des issues de grossesse a été effectuée par Axelsson et al. (1984) auprès de femmes travaillant en laboratoire entre 1968 et 1979. Une augmentation non significative des fausses couches, l'absence de mortalité périnatale et l'absence de malformations ont été observées chez les femmes exposées à des solvants organiques (plus d'une douzaine de solvants incluant entre autres le chloroforme, l'éther diéthylique, le chlorure de méthylène, l'acétone, etc.). Le niveau d'exposition n'a pas été rapporté et il y avait une exposition mixte.
Une étude rétrospective du type cas - témoin effectuée par Taskinen et al. (1994) concernant les issues de grossesse d'épouses d'hommes exposés à l'acétone ainsi qu'à divers solvants (le styrène, le toluène, le xylène, le tétrachloroéthylène, le trichloroéthylène et le trichloro-1,1,1 éthane, etc.) n'a pas permis de montrer d'effet concernant la fréquence des avortements spontanés ou des malformations congénitales.
Une étude, dont seul le résumé est disponible, n'a pas montré d'augmentation significative de l'incidence de mortalité à la naissance ni de malformations chez les bébés de 17 mères exposées à l'acétone au premier trimestre de la grossesse principalement (McElhatton et al., 2006).
Chez l'animal
Une étude par inhalation chez le rat (440, 2 200 et 11 000 ppm; 6 heures par jour, 7 jours par semaine; jours 6 à 19 de la gestation ) et la souris (440, 2 200 et 6 600 ppm; 6 heures par jour, 7 jours par semaine; jours 6 à 17 de la gestation ) a été effectuée par le NTP. Des effets chez le rat ont été observés à 11 000 ppm chez la mère (diminution du poids corporel et du poids de l'utérus) et les ratons (diminution du poids corporel). En ce qui concerne la souris, des effets ont été rapportés à 6 600 ppm chez la mère (diminution du poids du foie) et les souriceaux (augmentation des résorptions tardives, diminution du poids corporel et de l'ossification sternale). Il n'y a pas eu d'augmentation des malformations congénitales dans cette étude.
Une étude par ingestion chez la souris (gavage; 3 500 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation ) rapporte un diminution du nombre de portées viables, du pourcentage de survie et du poids corporel. C'était une étude exploratoire qui n'a pas été conçue pour évaluer l'aspect tératogène.
| Effets sur la reproduction | Mise à jour : 2009-12-03 |
Effet sur le système reproducteur
Chez la femelle
Dix femmes ont été exposées à l'acétone dans un environnement contrôlé (1 000 ppm; 1, 3 et 7,5 heures pendant 4 jours). Parmi ce groupe, 3 des 4 femmes exposées pendant 7,5 heures ont eu des troubles menstruels. Cette étude est insuffisante à cause du nombre limité de cas.
Chez l'animal, une étude sur le rat (eau de consommation; 2 500, 5 000, 10 000, 20 000 et 50 000 ppm; pendant 13 semaines) n'a pas permis d'observer de changements dans la cytologie vaginale malgré des signes apparents de toxicité systémique.
Chez le mâle
Des anomalies spermatiques ont été observées chez des travailleurs de l'industrie du plastique renforcé. Toutefois, il y a des problèmes d'interprétation à cause de l'exposition simultanée au styrène et du choix du groupe de référence.
Une étude chez le rat avec de l'acétone (eau de consommation; 0,50% pendant 6 semaines) n'a pas permis d'observer d'atteinte morphologique testiculaire, ni d'effet sur la fertilité. Une seconde étude sur le rat (eau de consommation; 2 500, 5 000, 10 000, 20 000 et 50 000 ppm; pendant 13 semaines) a permis de mettre en évidence une atteinte du système reproducteur mâle (diminution de la motilité des spermatozoïdes, pourcentage de spermatozoïdes anormaux, diminution du poids absolu de l'épididyme) à 50 000 ppm en présence de signes de toxicité.
Effet sur la fertilité
Une étude chez des travailleuses de l'industrie de la chaussure a montré une diminution de la fertilité. Il est cependant impossible de tirer de conclusions car les travailleuses étaient exposées simultanément à plusieurs solvants dont le toluène, la méthyl éthyl cétone et le dichlorométhane.
Une étude chez le rat mâle (eau de consommation; 0,50% pendant 6 semaines) n'a pas permis d'observer d'effet sur la fertilité, cependant une seule dose a été étudiée.
| Données sur le lait maternel | Mise à jour : 2009-12-03 |
L'acétone a été identifié dans le lait chez l'humain. Toutefois, il n'y a aucune précision concernant la source endogène ou exogène d'acétone.
| Effets cancérogènes | Mise à jour : 2001-01-10 |
Évaluation de l'ACGIH : Substance non classifiable comme cancérogène pour l'homme (groupe A4).
Effet cancérogène
Il n'y a aucune étude concernant la cancérogénicité de l'acétone par voie orale ou par inhalation chez l'homme ou l'animal. Cependant, lors d'une étude rétrospective de mortalité concernant des employés (697 hommes et 251 femmes) d'une industrie de fibre de cellulose qui utilisait l'acétone comme unique solvant (380, 770 et 1 070 ppm; exposition de 3 mois à 23 ans), aucun excès de mortalité, incluant les néoplasmes malins, n'a été observé.
L'acétone a été utilisé comme « véhicule et contrôle négatif » dans plusieurs études d'exposition cutanée par application chez la souris. Parmi celles-ci, une étude concernant l'analyse histopathologique de la peau (lors d'une exposition de 100 semaines) n'a pas permis d'observer de lésions néoplasiques associées à l'acétone.
Évaluation des autres effets reliés à la cancérogénicité
L'acétone s'est avérée négatif lors de tests d'initiation ou de promotion de tumeurs.
| Effets mutagènes | Mise à jour : 2001-01-10 |
Études in vivo
Il n'y a aucune donné concernant l'humain. Chez l'animal, le test du micronoyau s'est avéré négatif par voie orale (eau de consommation; 5 à 20 g/L pendant 13 semaines) chez la souris et par injection (intrapéritonéale; 865 mg/kg de 12 à 72 heures) chez le hamster chinois.
Études in vitro
Plusieurs tests (aberrations chromosomiques, échange de chromatides soeurs, mutation, transformation cellulaire) effectués sur des cellules humaines ou animales (hamster chinois et syrien, rat, souris) se sont révélés négatifs.
| Interaction 2 5 60 | Mise à jour : 2004-12-01 |
Il existe quelques données concernant l'interaction de l'acétone avec d'autres produits chez l'humain. Cependant, plusieurs études chez l'animal ont démontré des changements dans la toxicité de certains produits lorsqu'ils sont administrés avec l'acétone.
Humain
Une exposition à 520 ppm d'acétone et 70 ppm de styrène n'a pas causé d'effet sur la concentration sanguine de styrène. Lors d'une étude en milieu de travail avec ces mêmes solvants (concentrations non précisées) une diminution de l'excrétion urinaire des acides mandélique et phénylglyoxylique a été constatée.
L'exposition à 125 ppm d'acétone et 100 ppm de méthyl éthyl cétone n'a pas d'effet sur les concentrations sanguines et dans l'air expiré des deux solvants.
AnimalAugmentation de :
- l'hépatotoxicité et la néphrotoxicité du chloroforme, du dibromochlorométhane, du bromodichlorométhane et du tétrachlorure de carbone
- l'hépatotoxicité du trichloro-1,1,2 éthane, du dichloro-1,2 éthylène, du trichloroéthylène, de l'o-dichlorobenzène, de la N-nitrosodiméthylamine, de la N-nitrosodiéthylamine et du benzène
- la toxicité du chlorure de méthylène (carboxyhémoglobine)
- la mortalité causée par l'acétonitrile
- la neurotoxicité de l'éthanol
- la neurotoxicité et la toxicité sur le système reproducteur de l'hexanedione-2,5 (métabolite de l'hexane normal et de la méthyl n-butylcétone).
Diminution de :
- l'hépatotoxicité de l'acétaminophène.
| Mise à jour : 2004-12-01 |
DL50
Rat (mâle) (Orale) : 6 700 mg/kg
Rat (femelle) (Orale) : 5 800 mg/kg
Souris (mâle) (Orale) : 5 250 mg/kg
Cobaye (mâle) (Orale) : 3 687 mg/kg
Lapin (Cutanée) : > 16 000 mg/kg
Lapin (Orale) : 5 340 mg/kg
CL50
Rat (mâle) : 30 000 ppm pour 4 heures
| Commentaires | Mise à jour : 2004-12-01 |
Maladies à déclaration obligatoire (MADO)
L'intoxication à l'acétone fait partie de la liste des maladies, infections et intoxications à déclaration obligatoire selon la Loi sur la santé publique (L.R.Q., c. S-2.2) et ses règlements d'application. Elle est indiquée sous cétones.
Vous pouvez consulter le site suivant pour obtenir de l'information à ce sujet :
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/mado.php
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/preventioncontrole/03-268-05.pdf
| Premiers secours | Mise à jour : 2004-12-01 |
Inhalation
En cas d'inhalation des vapeurs, amener la personne dans un endroit aéré. Si elle ne respire pas, lui donner la respiration artificielle. Appeler un médecin.Yeux
Rincer abondamment les yeux avec de l'eau pendant au moins 20 minutes. Consulter un médecin.Peau
Rincer la peau avec de l'eau.Ingestion
Ne jamais administrer quoi que ce soit par la bouche à une personne inconsciente ou qui a des convulsions.
En cas d'ingestion, rincer la bouche. Ne pas faire vomir car il y a danger d'aspiration pulmonaire. Consulter un médecin.
Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) 21
Valeurs d'exposition admissibles des contaminants de l'air Valeur d'exposition moyenne pondérée (VEMP)
500 ppm 1 190 mg/m³
Valeur d'exposition de courte durée (VECD)
1 000 ppm 2 380 mg/m³
Horaire non conventionnel : Aucun (I-c)
CommentairesModifications suite à la dernière révision du règlement : les valeurs VEMP sont abaissées.
| Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) |
Classification selon le SIMDUT | Mise à jour : 2004-12-01 |
B2 Liquide inflammable 13point d'éclair = -20 °C coupelle fermée (méthode non rapportée)
D2B Matière toxique ayant d'autres effets toxiques 31 32irritation des yeux chez l'animal
Divulgation à 1,0% selon la liste de divulgation des ingrédients
| Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (TMD) 62 |
Classification
Numéro UN : UN1090
Classe 3 Liquides inflammables ( Groupe d'emballage II )
| 1. | O’Neil, M.J., Smith, A. et Heckelman, P.E., The Merck index : an encyclopedia of chemicals, drugs, and biologicals. 13th ed. Cambridge, MA : Cambridge Soft; Merck & CO. (2001). [RM-403001] (CD-ROM) |
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| 62. | Canada. Ministère des transports, Règlement sur le transport des marchandises dangereuses. Ottawa : Éditions du gouvernement du Canada. (2001). [RJ-410222] http://www.tc.gc.ca/tmd/menu.htm |
| La cote entre [ ] provient de la banque ISST du Centre de documentation de la CSST. |