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Toutes les informations disponibles sont affichées. Seules les informations de base sont affichées. |
| Numéro UN : UN1170 |
| Formule moléculaire brute : C2H6O |
| Principaux synonymes |
Noms français :Noms anglais :
- Alcool éthylique
- Alcool éthylique (anhydre)
- Alcool éthylique anhydre
- Ethyl alcohol
- Ethanol
| Famille chimique : | Alcool |
| Commentaires 1 |
Lorsqu'il n'est pas utilisé pour des fins alimentaires, on ajoute des substances dénaturantes pour le rendre impropre à la consommation. Ces substances sont entre autres : le méthanol, l'acétate d'éthyle, le méthylisobutylcétone, l'heptane ou le kérosène. Les dénaturants sont régis par une loi fédérale sur l'accise: Règlement sur l'alcool dénaturé (art. 125.1).
| Utilisation et sources d'émission 2 |
L'alcool éthylique est utilisé principalement:
- comme matière première dans la synthèse de produits chimiques;
- comme solvant en laboratoires, dans l'industrie des peintures, des vernis, des encres, des matières plastiques, des adhésifs, des cosmétiques, des produits pharmaceutiques;
- dans la fabrication des produits de nettoyage, d'insecticides;
- comme désinfectant.
C'est un composant de base dans les boissons alcoolisées telles que : vin et cidre (10 à 13%), bière (0,5 à 7%) et spiritueux (40 à 50%).
| Apparence | Mise à jour : 2000-06-28 |
Liquide transparent, volatil et incolore à odeur caractéristique.
| Caractéristiques de l'exposition | Mise à jour : 2000-06-28 |
L'exposition à l'alcool éthylique en milieu de travail se produit lorsqu'il est sous forme liquide ou de vapeurs, en raison de la volatilité du liquide aux conditions normales d'utilisation.
Exposition aux vapeurs
L'odeur d'alcool de l'alcool éthylique peut être détectée à partir de 49 ppm. Cette valeur est suffisamment inférieure à la VEMP (1 000 ppm ou 1 880 mg/m³), à la valeur de DIVS (3 300 ppm) et à la LIE (3,3%) pour qu'elle puisse être un signe d'avertissement adéquat avant qu'une exposition soit considérée dangereuse. Sa concentration à saturation (57 900 ppm) est très élevée, par conséquent un déversement laissera évaporer une grande quantité de liquide, et laisse entrevoir une atteinte rapide de la VEMP et une possibilité de dépassement de la valeur de DIVS.Exposition au liquide
L'alcool éthylique liquide est facilement absorbé par la peau, cependant en raison de sa volatilité, une proportion élevée du liquide s'évaporera avant de pénétrer par la peau suite au contact accidentel avec le liquide. Sa grande solubilité dans l'eau permet de le rincer facilement.NOTE: La valeur de DIVS de l'alcool éthylique n'est pas reliée à un danger pour la santé mais indique uniquement un danger d'explosibilité, elle représente 10 % de la LIE.
Danger immédiat pour la vie et la santé (DIVS): 3 300 ppm 3
| | Mise à jour : 2000-04-28 |
État physique : Liquide
Masse moléculaire : 46,07
Densité : 0,7893 g/ml à 20 °C
Solubilité dans l'eau : Miscible
Densité de vapeur (air=1) : 1,59
Point de fusion : -114,1 °C
Point d'ébullition : 78,5 °C
Tension de vapeur : 44,00 mm de Hg (5,866 kPa) à 20 °C
Concentration à saturation : 57 890 ppm
Coefficient de partage (eau/huile) : 2,09
Limite de détection olfactive : 49,00 ppm
Facteur de conversion (ppm->mg/m³) : 1,884
Taux d'évaporation (éther=1) : 7,00
| Inflammabilité et explosibilité | Mise à jour : 2000-06-28 |
Inflammabilité
L'alcool éthylique est un liquide facilement inflammable qui peut former un mélange explosif avec l'air. Les vapeurs peuvent se propager et provoquer un retour de flammes. Il est donc important de travailler à l'abri des sources d'étincelles ou de flammes.
| | Mise à jour : 2000-04-28 |
Point d'éclair : 13 °C Coupelle fermée (méthode non rapportée)
Autre valeur : 17,78 °C Coupelle ouverte, méthode Tag
T° d'auto-ignition : 363 °C
Limite inférieure d'explosibilité : 3,3% à 25 °C
Limite supérieure d'explosibilité : 19,0% à 25 °CSensibilité aux chocs
Aucune donnée ne nous permet de croire que l'éthanol est sensible aux chocs.
Sensibilité aux décharges électrostatiques
Peut accumuler une charge électrostatique et provoquer l'ignition de ses vapeurs.
| Techniques et moyens d'extinction | Mise à jour : 2000-06-28 |
Moyens d'extinction
Pour éteindre l'incendie, utiliser le dioxyde de carbone, la mousse, la poudre chimique sèche ou l'eau pulvérisée.
Ne pas utiliser de jet d'eau. Cependant, l'eau pulvérisée peut être utilisée pour refroidir les contenants exposés au feu. Les vapeurs peuvent parcourir une longue distance jusqu'à une source d'ignition et produire un retour de flamme.
| Produits de combustion | Mise à jour : 2000-06-28 |
Monoxyde de carbone, dioxyde de carbone.
| Mise à jour : 1999-12-20 |
Échantillonnage des contaminants de l'airSe référer à la méthode d'analyse 91-2 de l'IRSST.
Pour obtenir la description de cette méthode, consulter le «Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail» ou le site Web de l'IRSST à l'adresse suivante:
http://www.irsst.qc.ca/fr/_RSST64-17-5.html
Des tubes colorimétriques spécifiques pour l'alcool éthylique peuvent être utilisés pour une évaluation rapide du niveau d'exposition.
| Substitution 2 | Mise à jour : 2000-04-28 |
L'alcool éthylique est employé souvent comme substance de remplacement de divers solvants dont : l'éthylène glycol, le chloroforme, l'acétone, l'acétaldéhyde, l'heptane, le toluène et l'isopropanol. Il peut lui-même être remplacé par des mélanges à base d'eau.
Commentaires 12
Les solutions aqueuses d'alcool éthylique peuvent présenter un risque d'incendie. Le tableau suivant, présente les valeurs de point d'éclair pour différentes concentrations d'alcool éthylique dans l'eau (%) ( vol/vol) :
Concentration en
alcool éthylique (%)Point d'éclair fermé (° C)
(méthode non rapportée)100 13 95 17 80 20 70 21 60 22 50 24 40 26 30 29 20 36 10 49 5 62
| Mesures de protection 15 | Mise à jour : 2000-06-28 |
La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque des mesures d'ingénierie et les modifications de méthode de travail ne suffisent pas à réduire l'exposition à cette substance, le port d’équipement de protection individuelle peut s'avérer nécessaire. Ces équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.
Voies respiratoires
Porter un appareil de protection respiratoire si la concentration dans le milieu de travail est supérieure à la VEMP (1 000 ppm ou 1 880 mg/m³).Peau
Porter un appareil de protection de la peau. La sélection d'un équipement de protection de la peau dépend de la nature du travail à effectuer.Yeux
Porter un appareil de protection des yeux s'il y a risque d'éclaboussures. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.
| Mise à jour : 2000-06-28 |
Équipements de protection des voies respiratoires
Les équipements de protection respiratoire doivent être choisis, ajustés, entretenus et inspectés conformément à la réglementation.
NIOSH recommande les appareils de protection respiratoire suivants selon les concentrations dans l'air :
Équipements de protection des yeux et de la peau
Peau
Les équipements de protection de la peau doivent être conformes à la réglementation.Les gants suivants sont recommandés :
- caoutchouc de butyle
- caoutchouc de butyle/épichlorohydrine
- caoutchouc de néoprène
- caoutchouc de nitrile
- caoutchouc de nitrile/chlorure de polyvinyle
- polyéthylène/alcool polyvinylique d'éthylène/polyéthylène (PE/PVAL/PE)
- Viton®
Yeux
Les équipements de protection des yeux et de la figure doivent être conformes à la réglementation.Les protecteurs oculaires suivants sont recommandés :
- des lunettes étanches à coques ou des lunettes étanches à monture sont recommandées lorsqu'il y a des éclaboussures possibles avec le liquide.
- une visière (écran facial) peut être aussi recommandée lorsqu'il y a des éclaboussures possibles avec le liquide (par exemple lorsqu'il y a port de lunettes correctrices).
| Réactivité | Mise à jour : 2000-06-28 |
Stabilité
Ce produit est stable dans les conditions normales d'utilisation.
Incompatibilité
Ce produit peut réagir de façon violente avec des oxydants forts.
Produits de décomposition thermique
Dioxyde de carbone, monoxyde de carbone, acétaldéhyde, acide acétique, eau.
| Mise à jour : 2000-06-28 |
Incompatibilité
L'alcool éthylique peut réagir de façon violente avec des oxydants forts tels que : trioxyde de chrome, acide nitrique, les permanganates, les perchlorates, les peroxydes, etc.
Avec le bromure d'acétyle, il réagit violement avec dégagement de bromure d'hydrogène ;
Avec le nitrate d'argent, il forme un composé instable explosif ;
Avec l'acide nitrique, il forme un mélange très instable si l'acide est présent à plus de 10% ;
Avec le difluorure de disulfuryle, il réagit violement avec dégagement possible de fluorure d'hydrogène ;
Avec le catalyseur "noir de platine", il peut s'enflammer spontanément ;
Avec le potassium métallique, il peut y avoir une réaction violente, avec dégagement gazeux d'hydrogène explosible ;
Avec le tetrachlorure de silicium, il réagit pour former du chlorure d'hydrogène gazeux.
Le tert-butoxyde de potassium peut s'enflammer au contact des vapeurs d'alcool éthylique.
À la température ambiante, le trioxyde de phosphore s'enflamme au contact de l'alcool éthylique.
| Manipulation | Mise à jour : 2000-06-28 |
Manipuler l'alcool éthylique de façon sécuritaire selon les méthodes normalisées et conformes aux RSST, NFPA-30 et CNPI.
Éviter tout contact prolongé ou répété avec la peau et les yeux.
L'appareillage doit être mis à la terre lors des opérations de transvasement. Manipuler à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition dans un endroit bien ventilé. Utiliser des outils qui ne provoquent pas d'étincelles.
| Entreposage | Mise à jour : 2000-06-28 |
L'entreposage de l'alcool éthylique doit s'effectuer conformément au code des liquides inflammables et combustibles NFPA-30.
Entreposer à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition, dans un récipient hermétique placé dans un endroit frais, sec et bien ventilé, à l'abri des matières oxydantes.
Les contenants doivent être mis à la terre.
| Fuites | Mise à jour : 2000-05-16 |
En cas de fuite ou de déversement, contenir la fuite si l'on peut le faire sans risque.
Ne pas toucher aux contenants endommagés ou produits déversés.
Éliminer toute source d'ignition et ventiler. La réduction des vapeurs peut être effectuée au moyen d'eau pulvérisée.
Pour des fuites ou déversements accidentels mineurs, absorber avec du sable ou tout autre matériau absorbant non combustible. Mettre le tout dans un contenant hermétique pour qu'il puisse être traité ultérieurement selon la réglementation.
Pour des fuites ou déversements accidentels majeurs, contenir le déversement au moyen de digues pour qu'il puisse être traité ultérieurement selon la réglementation.
| Déchets | Mise à jour : 2000-05-16 |
Ne pas déverser les résidus dans les égoûts et ne pas jeter les absorbants contaminés aux ordures.
Éliminer selon les dispositions prévues par les règlements municipaux, provinciaux et fédéraux.
| Absorption 8 | Mise à jour : 2000-04-19 |
Ce produit est absorbé par les voies respiratoires et les voies digestives. L'absorption cutanée est considérée comme étant faible.
| Mise à jour : 2000-04-19 |
Absorption
- Le taux de rétention pulmonaire est de 62 % après inhalation de concentrations de 5 800 à 10 000 ppm chez des volontaires.
- Aucune augmentation d'alcoolémie n'a été démontrée chez des sujets exposés par contanct cutané (9,72 g d'éthanol vaporisé sur toute la surface corporelle pendant 10 secondes).
- Environ 20 % de l'alcool éthylique ingéré est absorbé par l'estomac et 80 % par l'intestin; 80 à 90 % de l'absorption s'effectue entre 30 et 60 minutes après l'ingestion.
Distribution
- L'alcool éthylique est véhiculé par le sang d'où il diffuse rapidement et uniformément dans tout l'organisme.
- C'est une substance qui ne s'accumule pas dans l'organisme.
- Il n'y a aucune liaison de l'alcool éthylique aux protéines plasmatiques (0 %).
- Il traverse le placenta sous forme d'alcool éthylique et d'acétaldéhyde. La quantité d'alcool éthylique susceptible de se retrouver chez le foetus est légèrement supérieure à celle de la mère, le rapport des concentrations sanguines foetus/mère étant 1,33 fois celui de l'eau chez le mouton et le cochon d'Inde.
- La différence qui existe entre les femelles et les mâles lors de l'ingestion d'alcool éthylique (les femmes ont une alcoolémie supérieure aux hommes pour une même quantité ingérée) n'existe pas lors de l'inhalation. En effet, plusieurs auteurs rapportent qu'il n'y a aucune différence significative sur l'alcoolémie liée au sexe lors de l'inhalation par l'humain, le rat et la souris.
- Des niveaux sanguins et urinaires pour des expositions par inhalation ont été rapportés. Un homme a été exposé aux vapeurs saturées d'alcool éthylique pendant 2,5 heures sans qu'il en soit détecté dans le sang et l'urine. Lors de cette étude, 4 hommes ont été exposés à environ 1,7 mg/l d'alcool éthylique, sans pouvoir en détecter dans le sang et l'urine (seuil de détection de 5 mg/100 ml). Lors d'une deuxième étude les auteurs ont exposé un homme de 63 kg à 1900 mg/m³ pendant 3 heures sans pouvoir obtenir d'alcoolémie (seuil de détection inférieur à 2 mg/l).
- Lors d'une troisième expérimentation, 12 hommes et 12 femmes ont été exposés à des concentrations de 150, 750 et 1 500 mg/m³ pendant 4 heures ce qui a permis de mesurer une alcoolémie de 0,23, 0,85 et 2,18 mg/l.
Métabolisme
- La majorité de l'alcool éthylique est métabolisée avant son élimination. Il subit une première étape de transformation (environ 90 %) en acétaldéhyde par une dégradation oxydative (contrôlée par l'alcool déshydrogénase qui est un enzyme qui se présente sous plusieurs formes dans la population). L'acétaldéhyde est transformé en acide acétique par le foie (90 %) et le rein (10 %). L'acide acétique est transformé en dioxyde de carbone et en eau dans l'ensemble de l'organisme (25 % dans le foie, 75 % dans les autres tissus).
Excrétion
- Une faible partie de l'alcool éthylique absorbé (2 à 10 %) est éliminée sous forme inchangée dans l'air expiré, dans l'urine, dans la sueur et dans le lait. Le rapport sang/air alvéolaire (2 100/1) explique qu'il est peu excrété dans l'air expiré.
Demi-vie
- La demi-vie dans l'air expiré a été estimée à 1½ heure selon les données d'une étude effectuée chez 10 volontaires exposés à une concentration de 103 à 140 ppm pendant 4 heures.
- La demi-vie dans le lait maternel est d'environ 3 heures (pour une ingestion de 0,6 g d'alcool à 15 % en 5 minutes).
Commentaires
Valeur biologique pour une population non exposée professionnellement
- L'alcool éthylique est normalement présent en faible quantité dans le corps (alcool éthylique endogène). Sa concentration serait de 0,1 à 0,3 mg/l. Cependant, la source endogène est incertaine puisqu'elle pourrait provenir d'une production par les bactéries intestinales ou être formée à partir de l'acétaldéhyde endogène.
| Irritation et corrosion 8 31 32 33 | Mise à jour : 2000-04-19 |
L'alcool éthylique, sous forme de liquide ou de vapeur, est un irritant grave pour les yeux. L'exposition répétée aux vapeurs cause une irritation des muqueuses des voies respiratoires supérieures (nez, gorge). Il est un irritant faible pour la peau.
Suite au contact répété ou prolongé, ce produit exerce une action dégraissante sur la peau. Il peut causer des rougeurs, de la desquamation et des fissurations.
| Effets aigus 8 34 | Mise à jour : 2000-04-19 |
Inhalation
L'exposition aux vapeurs peut causer des maux de tête, une sensation de chaleur, de la tension intraoculaire, une diminution de la vigilance et de la somnolence. Cependant, l'intoxication grave par les vapeurs est plutôt rare, car les effets se situent à un niveau de concentration à laquelle l'irritation provoquée est intolérable.Ingestion
L'ingestion peut causer de l'euphorie, une sensation d'ébriété suivie d'une dépression du système nerveux central laquelle peut se manifester par des maux de tête, des vertiges, une vision trouble, de l'incoordination, de la confusion mentale et de la narcose.
| Relation Dose - Effets : 10 34 35 | Mise à jour : 2000-04-19 |
Concentration en (ppm dans l'air) Effets probables à la suite d'une exposition aiguë 49 Limite de détection olfactive 1 000 Valeur d'exposition moyenne pondérée (VEMP) 1 800 - 2 000 (30 min) Toux passagère, sécheresse de la gorge 5 320 - 10 640 Toux passagère et irritation des yeux (sensation de brûlure) et du nez 15 960 Larmoiement continuel et toux marquée; tolérable mais inconfortable 21 280 Tolérable pour de courtes périodes >21 280 Intolérable et suffocante même pour de courtes périodes
| Effets chroniques 8 34 | Mise à jour : 2000-04-19 |
Inhalation
L'exposition répétée aux vapeurs d'alcool peut causer une dépression du système nerveux central (maux de tête, fatigue, manque de concentration). Toutefois, l'exposition répétée ou prolongée à des expositions inférieures aux concentrations irritantes ne cause pas d'effet toxique chronique chez l'humain.Ingestion
Il y a une possibilité d'hépatotoxicité (cirrhose).
| Sensibilisation | Mise à jour : 2000-04-19 |
Il y a une possibilité de sensibilisation respiratoire et cutanée mais elle ne peut être directement reliée à une exposition professionnelle.
Plusieurs études ont été effectuées mais elles présentent des limitations quant à la connaissance du degré de pureté et des antécédents médicaux des patients. Il y a peu d'études concernant la sensibilisation en milieu de travail. Cependant, une étude rapporte un cas d'asthme et de rhinite suite à l'ingestion et à l'inhalation des vapeurs d'alcool à 30% en milieu de travail
| Effets sur le développement | Mise à jour : 2000-06-28 |
Placenta
Le transfert placentaire de l'alcool éthylique a été montré chez l'humain et chez plusieurs espèces animales.
Développement prénatal
Chez l'humain
Une consommation importante et prolongée d'alcool éthylique pendant la grossesse peut être la cause d'un accroissement du risque d'anomalies connues sous le terme de syndrome d'alcoolisme foetal ou SAF. L'identification du SAF est basée sur les symptômes suivants retard de croissance prénatal ou postnatal, atteinte du système nerveux central (retards du développement, troubles du comportement, troubles d'apprentissage ou autres) et malformation cranio-faciale (traits faciaux caractéristiques tels que : le raccourcissement des fentes qui se rapportent aux paupières, la minceur de la lèvre supérieure ou certains autres symptômes).
Chez l'animalL'inhalation d'alcool éthylique à des concentrations de 10 000 et 16 000 ppm 6 heures par jour pendant 19 jours de gestation ne s'est pas avérée tératogène et n'a pas causé d'effet comportemental postnatal chez le rat, mais un effet embryotoxique ou foetotoxique (modifications neurochimiques) ainsi qu'une faible toxicité maternelle (diminution de la consommation d'eau et d'aliments) ont été rapportés à 16 000 ppm.
Développement postnatal
Deux études ont été faites chez le rat par inhalation pendant la gestation. La première (10 000 ppm, 7 heures par jour) n'a pas montré d'atteinte alors que dans la seconde (10 000 et 16 000 ppm, 7 heures par jour) certaines modifications ont été observées. Ces études ne permettent pas d'identifier, hors de tout doute, une conséquence postnatale de l'exposition prénatale par inhalation. Cependant, plusieurs études chez le rat et la souris exposés par voie orale ou par injection montrent un effet postnatal à des doses élevées.
| Effets sur la reproduction | Mise à jour : 2000-06-28 |
Il n'existe pas de données suggérant un effet possible relié à l'inhalation de vapeurs. Toutefois, les études chez l'humain et surtout chez l'animal indiquent que l'ingestion de fortes doses peut affecter la fertilité des mâles et des femelles.
| Données sur le lait maternel | Mise à jour : 2000-06-28 |
L'alcool éthylique est excrété dans le lait maternel. Le rapport des concentrations lait / sang avoisine l'unité.
La demi-vie dans le lait est d'environ 3 heures (pour une ingestion de 0,6 g d'alcool à 15 % en 5 minutes).
Une alcoolémie élevée, supérieure à 1g/l, peut causer une abolition du réflexe d'éjection du lait à la succion.
| Effets cancérogènes | Mise à jour : 2000-06-28 |
Évaluation de l'ACGIH : Cancérogène confirmé chez l'animal; la transposition à l'humain est inconnue (groupe A3).
Il n'y a aucune donnée suggérant un effet cancérogène relié à l'inhalation des vapeurs d'alcool éthylique.Toutefois, plusieurs études indiquent que l'ingestion prolongée de quantités importantes de boissons alcoolisées, en même temps que le tabagisme, accroît la fréquence des cancers du pharynx, du larynx, de l'oesophage et du foie.
| Effets mutagènes | Mise à jour : 2000-06-28 |
Aucune conclusion définitive ne peut être tirée concernant la mutagénicité. De nombreuses études in vivo et in vitro ont donné des résultats négatifs; toutefois, certaines ont montré des résultats positifs par des voies d'exposition (ex. ingestion) et à des concentrations fortes non rencontrées en milieu de travail.
| Effets et sites critiques | Mise à jour : 2000-04-19 |
L'irritation des membranes muqueuses.
| Interaction 22 63 64 65 66 67 | Mise à jour : 2000-04-19 |
En milieu de travail, il existe peu de données concernant l'interaction de l'alcool inhalé et l'exposition à d'autres produits. Toutefois, il est bien connu que la consommation d'alcool est dangereuse lorsqu'elle est accompagnée d'une consommation de drogues, de sédatifs, de somnifères, d'autres médicaments et l'absorption de certains produits chimiques.
Humain (ingestion)
Augmentation :
- acétaminophène et chlorpromazine (augmentent l'hépatotoxicité), antihistaminiques et barbituriques (augmentent la dépression du système nerveux central), aspirine (saignement gastro-intestinal), benzodiazépines telles que Librium® et Valium® (augmentent la neurotoxicité);
- tétrachlorure de carbone, trichloroéthylène, chloroforme, trichlorométhane, thioacétamide et N,N-diméthylnitrosamine (augmentent l'hépatotoxicité);
- toluène, styrène et xylène (diminuent le métabolisme).
Diminution :
- intolérance: antabuse ou disulfiram, tétraméthylthiuram, cyanamide de calcium, diméthylformamide et dinitrotoluène.
Animal (ingestion)
Augmentation :
- benzène (augmente l'hématotoxicité), disulfure de carbone (augmente la neurotoxicité).
Diminution :
- cadmium (diminue l'hépatotoxicité).
| Mise à jour : 2000-04-19 |
DL50
Souris (Orale) : 8,3 g/kg
Rat (Orale) : 13,7 g/kg
Rat (Orale) : 17,75 g/kg
Souris (Orale) : 9,5 g/kg
Lapin (Orale) : 9,9 g/kg
Cobaye (Orale) : 5,6 g/kg
CL50
Souris : 39 g/m³ pour 4 heures
| Commentaires 38 69 70 71 72 73 74 | Mise à jour : 2001-11-19 |
Population sensible
Il existe une sensibilité plus grande à l'ingestion d'alcool éthylique chez une proportion importante d'asiatiques qui se manifeste par l'accentuation de la rougeur cutanée («flushing»). Des données indiquent qu'une différence de sensibilité est également possible lorsqu'il y a un contact cutané.
Relation dose-effet (par ingestion)
Concentrations sanguines (mg/dl) Effets probables d'une intoxication aiguë
< 50 Incoordination musculaire limitée 50 - 100 Incoordination 100 - 150 Modifications de l'humeur, de la personnalité et du comportement 150 - 200 Augmentation du temps de réaction 200 - 300 Nausée, vomissement, vision double (diplopie) et ataxie 300 - 400 Hypothermie, trouble de l'articulation des mots (dysarthrie) et amnésie 400 - 700 Coma, trouble respiratoire et mort (Traduit et adapté de : Bakerman, P., Bakerman, S. et Strausbauch, P., Bakerman's abc's of interpretive laboratory data., 3rd ed, Myrtle Beach, SC : Interpretive Laboratory Data, 1994)
REMARQUES :
- Les effets toxiques probables qui sont rapportés concernent des individus non tolérants ( les alcooliques chroniques peuvent tolérer des concentrations supérieures). Ces valeurs varient avec le poids de l'individu, son état nutritionnel, la vitesse d'ingestion et la source de l'alcool ingéré (ex. bière 4-6 %, vin et cidre 10-13 %, alcools 40-50 %).
- Au Québec, la conduite d'un véhicule routier en présence d'alcool dans l'organisme est régit par le code de la sécurité routière. Un conducteur dont le taux d'alcool dans le sang est supérieur à 80 mg%, ou supérieur à 0 mg % dans le cas ou il est titulaire d'un permis d'apprenti conducteur ou probatoire peut, à certaines conditions, contrevenir au code de la sécurité routière.
- Équivalence pour l'alcoolémie : 100 mg% = 100 mg/dl = 0.1g/100 ml = 0,1%.
- Pour convertir mg/dl en mmole/l on multiplie par 0.22.
| Premiers secours 8 | Mise à jour : 2000-04-19 |
Inhalation
En cas d'inhalation des vapeurs, amener la personne dans un endroit aéré.
Contact avec les yeux
Rincer abondamment les yeux avec de l'eau pendant 20 minutes, consulter un médecin.
Contact avec la peau
Rincer la peau avec de l'eau.Ingestion
En cas d'ingestion, faire boire un verre d'eau puis faire vomir la personne si elle est consciente. Consulter un médecin. Ne jamais administrer quoi que ce soit par la bouche à une personne inconsciente ou qui a des convulsions.
Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) 15
Valeurs d'exposition admissibles des contaminants de l'air Valeur d'exposition moyenne pondérée (VEMP)
1 000 ppm 1 880 mg/m³
Horaire non conventionnel : Aucun (I-b)
| Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) |
Classification selon le SIMDUT | Mise à jour : 2009-07-08 |
B2 Liquide inflammable 11point d'éclair = 13°C coupelle fermée (méthode non rapportée)
D2B Matière toxique ayant d'autres effets toxiques 33irritation des yeux chez l'animal
Divulgation à 0,1% selon la liste de divulgation des ingrédients
| Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (TMD) 75 |
Classification
Numéro UN : UN1170
Classe 3 Liquides inflammables ( Groupe d'emballage II )
| 1. | Loi sur l'accise, Gazette du Canada, partie II, 130/25, 1996, Article 125.1 |
| 2. | Filskov, P. et al., Substitutes for hazardous chemicals in the workplace. Boca Raton : CRC Press. (1996). [MO-020398] |
| 3. | Cairelli, S.G., Ludwig, H.R. et Whalen, J.J., Documentation for immediately dangerous to life or health concentrations (IDLHS). Springfield (VA) : NTIS. (1994). PB-94-195047. [RM-515102] http://www.cdc.gov/niosh/idlh/idlh-1.html |
| 4. | National Institute for Occupational Safety and Health, NIOSH pocket guide to chemical hazards. Washington, D.C. : U.S. G.P.O. (1997). DHHS (NIOSH) 97-140. [RM-514001] |
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| La cote entre [ ] provient de la banque ISST du Centre de documentation de la CSST. |